En me promenant cette semaine je tentais de répondre à une question posée par une copine cette semaine «Qu’est-ce qui distingue les québécois des français? ».
Bon, sur le coup, avec la dite copine on a débattue langue, culture et politique mais il y avait une grande distinction qui me manquait et je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Physiquement, qu’est-ce qui nous distingue? Parce que, soyons honnête, il n'est pas nécessaire d’entendre leur accent pour les reconnaître! Physiquement il y a une différence (je n'entrerai pas dans le code vestimentaire, je me réserve un article juste sur ça) et je crois que j’ai trouvé.
La bouche.
Les français, quand on y porte attention, donne l’impression d’avoir une bouche faite de satin ou recouverte 2000 carats. Ils ont de jolies lèvres, bien dessinées, qui remuent très peu quand ils parlent comme s’ils avaient peur de les froisser. Peu importe la forme et la taille de la bouche, elle a l’air délicate. Quand ils marchent, ils donnent l’impression d’avoir un objet précieux en équilibre sur leur lèvre supérieur. Vous savez, lorsqu’on est jeune et qu’on assiste à nos premières fêtes d’enfants il y a toujours ce jeu fameux où on doit transporter un œuf dans une cuillère entre nos dents… ça me fait cette impression. Bref, ce sont leur bouche qui les mène. Leur mâchoire, par le fait même, est toujours un peu tendue.
Je pourrais aussi y aller d’un esprit plus analytique et dire que s’ils sont menés par leur bouche, figure centrale du visage, c’est seulement pour mieux s’afficher. « La France, notre pays » (cette phrase je l’entends trop souvent). Ha! ces français nombrilistes! Heureusement qu’ils étaient là lors de la construction de ce monde qui s’est bâtit autour d’eux, de leur personne. Depuis jadis naguère (oui oui, je viens d’écrire ça!), leur bouche s’emploie à discuter et théoriser les divers sujets qui ont construit la France, leur pays, et le reste de l’Europe. Tandis que nous, québécois, nous servons de nos babines depuis tout juste 400 ans pour proclamer un joual, des dires incompréhensibles de Gauvreau, ingérer des oreilles de porcs, se délecter de bière, rire grassement, « frencher », employer à de mauvaises fins des termes religieux et nous les collons chaque printemps avec du nectar d’érable! Une grande œuvre québécoise du renommé band « Rock et Belle Oreilles » explique même l’importance que nous tenons à notre orifice buccale. Très rudimentaire comme emploi.
Bon. Je généralise un peu! Les français n’ont pas tous cette attitude pédante et cliché. N’empêche que j’ai rencontré plusieurs spécimens qui me font, malheureusement dans ces cas, rappeler que les stéréotypes existent.