25 février 2011

Bouche

En me promenant cette semaine je tentais de répondre à une question posée par une copine cette semaine «Qu’est-ce qui distingue les québécois des français? ».

Bon, sur le coup, avec la dite copine on a débattue langue, culture et politique mais il y avait une grande distinction qui me manquait et je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Physiquement, qu’est-ce qui nous distingue? Parce que, soyons honnête, il n'est pas nécessaire d’entendre leur accent pour les reconnaître! Physiquement il y a une différence (je n'entrerai pas dans le code vestimentaire, je me réserve un article juste sur ça) et je crois que j’ai trouvé.

La bouche.

Les français, quand on y porte attention, donne l’impression d’avoir une bouche faite de satin ou recouverte 2000 carats. Ils ont de jolies lèvres, bien dessinées, qui remuent très peu quand ils parlent comme s’ils avaient peur de les froisser. Peu importe la forme et la taille de la bouche, elle a l’air délicate. Quand ils marchent, ils donnent l’impression d’avoir un objet précieux en équilibre sur leur lèvre supérieur. Vous savez, lorsqu’on est jeune et qu’on assiste à nos premières fêtes d’enfants il y a toujours ce jeu fameux où on doit transporter un œuf dans une cuillère entre nos dents… ça me fait cette impression. Bref, ce sont leur bouche qui les mène. Leur mâchoire, par le fait même, est toujours un peu tendue.

Je pourrais aussi y aller d’un esprit plus analytique et dire que s’ils sont menés par leur bouche, figure centrale du visage, c’est seulement pour mieux s’afficher. « La France, notre pays » (cette phrase je l’entends trop souvent). Ha! ces français nombrilistes! Heureusement qu’ils étaient là lors de la construction de ce monde qui s’est bâtit autour d’eux, de leur personne. Depuis jadis naguère (oui oui, je viens d’écrire ça!), leur bouche s’emploie à discuter et théoriser les divers sujets qui ont construit la France, leur pays, et le reste de l’Europe. Tandis que nous, québécois, nous servons de nos babines depuis tout juste 400 ans pour proclamer un joual, des dires incompréhensibles de Gauvreau, ingérer des oreilles de porcs, se délecter de bière, rire grassement, « frencher », employer à de mauvaises fins des termes religieux et nous les collons chaque printemps avec du nectar d’érable! Une grande œuvre québécoise du renommé band « Rock et Belle Oreilles » explique même l’importance que nous tenons à notre orifice buccale. Très rudimentaire comme emploi.

Bon. Je généralise un peu! Les français n’ont pas tous cette attitude pédante et cliché. N’empêche que j’ai rencontré plusieurs spécimens qui me font, malheureusement dans ces cas, rappeler que les stéréotypes existent.

Je veux rencontrer du monde ! Deuxième essai!

Cette semaine j’ai commencé à me faire des copains et en parlant avec eux j’ai tenté de savoir quels étaient les endroits « cool » où les jeunes se rassemblent question de savoir où aller pour rencontrer du peuple! Échec.

Il n’y a pas de bar ou de pub à l’université. En fait, les étudiants sortent peu. Il n’y a pas que l’immobilier qui est cher à Paris, sortir aussi. Quand les étudiants « sortent en ville » c’est chez l’un ou chez l’autre, très peu dans les bars. En fait il y a peu de bars. Les gens se retrouvent sur les terrasses des bistrots (très populaires) ou les petits cafés qui restent ouvert très tard et partagent du vin, des assiettes de fromage ou de charcuterie selon la place. Quelqu’un m’a dit que les bars à Paris avaient été mis en place pour les touristes, comme les Subway. Bien sûr il y a quelques grosses boîtes et des énormes discothèques mais encore là, il faut en avoir les moyens. Jusqu’à présent, le meilleur deal que j’ai trouvé était un verre de bière de 25 cl pour 2 euros. Normalement, le 50 cl se vend au minimum 5,50 euros (au taux d’aujourd’hui cela fait 7,42319 $ canadien… on est loin des verres à 1$ à la brasserie!).

La bière est plutôt chère, heureusement le vin ne l’est pas. Je me reprends avec des bonnes bouteilles à 3 euros en vente près de chez moi.

Je veux rencontrer du monde!

Cette semaine je me demandais si l’UFR (la faculté) de théâtre avait un local dans l’université où les étudiants allaient traîner entre les cours (à Laval, et dans la plupart des autres universités il me semble, chaque programme ou département possède un local étudiant). Et bien non. Paraît que c’est un concept québécois. Les étudiants ne demeurent pas à l’université après les cours pour prendre un café ou parler entre amis. Non. Ils viennent que pour l’heure des cours et repartent aussitôt (à moins qu’ils aient besoin de passer à la bibliothèque). La plupart habitent à l’extérieur de Paris, où les logements sont moins coûteux, et doivent voyager une heure parfois même plus en métro ou en RER pour rentrer chez eux. Dès que leurs cours sont finis ils prennent leur clic et leur clac et déguerpissent assez rapidement. Il y a beaucoup d’étudiant étrangers, les gens se connaissent un peu mais leurs vrais cercle d’amis sont à l’extérieur du cadre universitaire. Ils ont leurs amis ET les gens avec qui ils étudient. Un autre truc bien différent!

« (Éclats de rire) L’université, ce n’est pas le bon endroit pour rencontrer du monde! » - Une copine.

21 février 2011

Bilan de la première semaine de cours

Cette semaine était ma première semaine de cours à l'université de la Sorbonne-Nouvelle Paris III. Bon, les étudiants parmi vous se disent "Ho! Ils débutent les cours tard". En effet. J'ai su pourquoi! Pendant la période des fêtes, l'université a amorcée un processus de dé-amiantisation de la bâtisse qui a été un peu plus longue que prévue. Les cours viennent donc juste de commencer et nous n'aurons pas de mi-session (oh, pardon! je dois m'habituer à dire le mot semestre) euh... mi-semestre à la fin février, cela ira donc à la fin avril.

L'université est également en période de "réorganisation administrative" si je puis dire ainsi. Tous les départements et facultés sont en processus de changement de locaux et on en profite en même temps pour changer certaines règles, notamment en ce qui concerne les examens. Évidement, les étudiants ne sont au courant de rien. Anecdote! Ils n'ont même pas, pour la plupart, reçus leurs résultats scolaires du semestre dernier. Ils ont se sont donc inscris au semestre d'hiver sans savoir s'ils avaient réussis les cours de l'automne. Ouin, moyen.

Cette université est réputée pour la qualité de ses cours théorique, je m'attendais donc à avoir des cours magistraux lourds en informations et forts en bourrage de crâne. Mais non! Cela ne s'annonce pas partis pour cela. Je suis tombée sur des chargés de cours hyper "chill" qui se sont dis "l'université est en plein changement, c'est le bordel partout alors suivons les nouvelles règles, soyons souples, prenons ça relax, de toute façon vous allez tellement vous prendre la tête avec la bureaucratie après!". Contrairement à d'autres professeurs qui sont là depuis des années et qui eux se disent "C'est pas vrai qu'ils vont me demander de modifier mon cours cette année pour leur faire plaisir!" et les élèves dans ses cours se retrouvent avec des tonnes de travaux. J'ai une prof qui croit que Team America est un film sur l'Art de la marionnette, une qui ne fait pas de plan de cours, et même un qui ne s'est pas pointé en classe. J'ai donc une session qui s'annonce avec un programme plutôt allégé: peu de devoirs, peu de lectures, quelques examen finaux que je vais faire avant la période d'examens (je finirai plus tôt, génial!). Je ne m'en plaindrai pas.

20 février 2011

Gare aux touristes

Cette semaine, devant le musée du Louvre, je me suis laissée attendrir par une fausse sourde et muette qui voulait de l'argent pour des supposés appareils pour malentendante. Alors que je cherchais de la monnaie, elle m'a volée un billet de 20 et s'est sauvée à la course en me faisant des grimaces.

Je suis restée bouche-bée.

J'ai moins d'empathie pour ceux qui me demande de signer des pétitions maintenant...

Analyse sociologique: Les vieux.

À Paris, il existe trois types de vieux.

Échantillon #1: Les petits hommes aux cheveux poivre et sel qui chantonnent dans la rue. Vous les voyez et vous vous dites: « Me semble que j’aimerais bien que ce monsieur soit mon oncle!» Ils sont joviaux, s’habillent simplement, ont une bonne bouille et si vous êtes perdue ils vous aident avec plaisir en vous indiquant souvent la mauvaise direction mais sont tout de même pleins de bonne volonté! Ils vont plaisanter avec vous, vous accueillir en disant quelque chose du genre «Une canadieeeeeene!!!». Je les aime bien.

Échantillon #2: Il y a les grands hommes sérieux, souvent chauves, qui arborent une moustache et qui semblent respirer la noblesse. Ils portent des longs manteaux, vous vous dites qu’ils doivent certainement avoir un monocle dans leur poche intérieure. Mal pris, vous leur demander le chemin et ceux-ci, en entendant votre accent, vont sourire légèrement et vous répondre sèchement. Bref et efficace.

Échantillon #3: Les hommes de taillent moyenne snobinards. On les reconnait très facilement. Je n’ai aucune idée de ce à quoi ressemblent leurs cheveux. Ces hommes se promènent avec des gros chapeaux de poils ou hauts de forme, portent de grosses lunettes fumées, des gants de cuirs et des manteaux chauds hyper chauds, qu’il fasse -4°c ou 20°c. Ils sont accompagnés d’un cabot ou d’une canne et si vous essayer de les aborder pour leur demander votre chemin ils vont presser le pas et vous ignorer.


Bref, si jamais vous êtes perdu, demandez tout d'abord à un membre de l'échantillon #2 question de ne pas perdre de temps, car si vous demandez à un #1 vous serez certainement obligé de vous référer après a un #2...

Désillusion

Voilà trois semaines que je suis là et je cherche toujours pourquoi a-t-on décerné à cette ville le titre de ville de l’Amour. Pas que je cherche l’amour personnellement, je crois bien l’avoir trouvé, je cherche plutôt les lieux propices à la romance, les beaux paysages et tout le tralala qu’on voit à la télévision et au cinéma! Mais où sont-ils? Je ne vois pas beaucoup d’amoureux s’enlaçant dans les rues, les yeux pleins de passion et de promesses. Une fois, j’ai surpris sous un pont un couple d’adolescent qui fricotait en cachette, des frites McDo dans les poches de jeans. Sans aucuns doutes les plus passionnés que j’ai pu rencontrer. Ok, la tour Eiffel peut représenter un membre phallique, l’Arche de Triomphe un énorme vagin… mais encore!

Comme je ne trouvais pas par moi-même je me suis rabattue à demander aux gens. Pourquoi selon vous Paris est-elle la ville de l’Amour? L’architecture et les bâtiments anciens, les musées, les p’tits cafés. Voilà ce qu’on me répond. Certes, auparavant les bâtiments anciens devaient être un attrait des plus romantiques, ces vieux bâtiments de pierres qui évoquent les châteaux du Moyen-Âge et les princesses… Oui, cette époque de guerres et de croisades qui fut ravagée par de nombreuses épidémies, maladies infectieuses et pestes, causant la mort de tants de jeunes et plus vieilles personnes. Ce temps où on ne se brossait pas les dents et où les dames ne connaissaient pas Nair et Veet. Merci à la commercialisation de rendre cette époque si belle et glorieuse dans le cœur des gens. Néanmoins, les toitures de ces beaux bâtiments sont aujourd’hui recouvertes, pour la plupart, d’énormes toiles grises qui empêchent les passants d’être écrasés par des morceaux de pierres ou de cuivre qui commencent à se détacher. Bon. Ça brise UN PEU la beauté de l’architecture!

Les musées? J’en ai visité quelques-uns déjà. Je ne suis pas tombé en amour avec un gardien. J’ai eu un coup de cœur pour une toile, un superbe Van Gogh. Je suis tombé en amour avec ce tableau dix secondes, jusqu’à ce qu’un gardien entre dans la salle et hurle l’interdiction de prendre des photos à tue-tête dans la salle, puis dans les haut-parleurs une dame à passé un message en douze langues que des pickpockets circulaient dans le musée. Ça « turn-off » pas rien qu’un peu!

Quand je suis allée dans un petit café, le serveur qui m’a accueillit m’a lancé: «Hé ma belle! Tu viens prendre un café en tête à tête avec moi?» Je l’ai gentiment repoussé puis il s’est tourné vers son collègue et lui a raconté une histoire à propos d’une fille qui lui a mangé le scrotum, et ce de façon plutôt vulgaire (il s’est d’ailleurs excusé auprès de moi pour cela). Ne cherchez pas l’amour dans les cafés, c’est peine perdue.

Je me suis donc dit que peut-être j’avais mal regardé. Le suis retourné me promener le jour de la Saint-Valentin (pour mettre toute les chances de mon côté) en essayant de prêter attention aux signes et en essayant d’oublier les gros sacs à poubelle sur les toits. Malheureusement, je n’ai rien trouvé qui pouvait inspirer une quelconque passion. Les gens dans la rue marchent rapidement, le regard droit et haut, se bousculent sans arrêt, il y a des itinérants couchés dans toute les rues et ces coins ne sentent vraiment pas bons, qui plus est ceux-ci s’adressent toujours à moi en anglais (je dois vraiment avoir l’air touriste). Quand on marche il faut impérativement regarder où on met les pieds si on ne veut pas marcher sur un pigeon ou une bouse animale (d’ailleurs, il y en a partout!).

Me voilà résignée à chercher sur Google pourquoi l’attribution de ce titre. Je trouve un lien me rapportant l’histoire d’une fontaine, lieux de tous les rendez-vous amoureux. Je m’y suis rendue, il y avait des graffitis au sol « Libération de la Palestine! ». Finalement, c’est peut-être juste un coup de pub cette histoire d’amour.

15 février 2011

Les pigeons

La pigeons méritent définitivement que je leur accorde une attention dans ce blog. Ils sont partout, petits, gros et nuisent à la circulation piétonnière. À chaque fois (non, plutôt à chaque pas) que j'en rencontre un, une image de petite madame bourrue en forme de quille me vient à l'esprit. J'ai un ami, présentement en voyage en Angleterre, qui a fait un texte sur eux et je ne crois pas que je pourrais mieux les décrire.

10 février 2011

Parce que des fois je suis influençable quand il s’agit d’une bonne idée; parce que je suis seule et que même si ça me plaît, par moment je trouve ça long; parce que je risque d’oublier tout ce que je vais faire; parce que les péripéties ça me connais; parce que depuis que je suis partie ça fais au moins cinq fois que je me dis « Ha… si j’avais un blog pour raconter tout ça… ».

Pour toute ces raisons, moi aussi je fais un blog de voyage, bon!