Allo, c'est Jocelyn!
Hier, vendredi 13. C'est jamais bon de faire des plans élaborés les vendredis 13. Ce serait un peu comme bâtir une tour sur un terrain marécageux. Dans ces cas-là, deux choses peuvent arriver: soit la tour penche mais elle reste debout ou bien elle s'écroule complètement. Bien hier, Samantha et moi avons faits des plans. Notre tour est restée debout, mais elle a pas mal penché.
Hier vendredi 13, on décide d'utiliser notre journée de libre pour aller voir le Château de Versailles et ces fabuleux jardins. On prévoit tout pour la journée: on se lève à 6h30, on se cuisine un lunch, on s'habille, on planifie notre trajet de train. Check! Tout est en règle, on ne manque de rien.
À 7h30, on achète nos billets de train RER en direction du Château de Versailles. On les obtiens, et on a même une belle surprise: c'est pas mal moins cher que ce que l'on pensait. Yé! On descend sur le quai, et après quelques recherches pour trouver le bon quai, on embarque dans le train et on part. Ouf! Je respire un peu mieux les fesses assis dans le wagon, et j'ai hâte de voir le château.
30 minutes après notre départ de la gare, je décide de vérifier dans combien d'arrêt on sera arrivé. Je suis comme ça de nature, je dois m'occuper de quelque chose, car je suis incapable de rester là à rien faire. Donc, je me lève, je vais regarder le trajet, je l'étudie, je me met à transpirer, je viens me rassoir à côté de Sam et je me met à rire. Elle me demande pourquoi. Je lui dis que c'est parce qu'on roule depuis une demie-heure dans le mauvais train... nous qui voulait arriver avant l'ouverture du domaine de Louis XIV! C'était à l'eau!
Samantha décide donc qu'il faut débarquer et changer de train. On débarque à l'arrêt suivant, qui est, il faut le dire, en plein milieu d'un désert industriel en bordure de Paris. Des kilomètres de terre battue avec des lignes électriques à perte de vue. Un endroit de rêves quoi!
Mais la malchance s'est arrêté là. Samantha, saisissant tout son courage, a réussi à affronter la bureaucratie française et à trouver le bon train pour finalement se rendre à destination, 1h30 plus tard que prévu!
Ça a valu le coût, tout de même. Versailles, c'est extrêmement impressionnant. Vous pouvez d'ailleurs retrouver des photos de notre visite là-bas sur ma page facebook.
voilà! Avant de partir, un conseil: pas de gros plans pour les vendredis 13!
Jocelyn
Pour ceux et celles qui sont curieux de savoir ce qui se passe chez nos cousins, je me fais agent-double. Pour ceux et celles qui ont envie de prendre une pause devoirs ou travail, je suis votre excuse à la procrastination. Résultats et réflexions issus des observations d'une québécoise en territoire français.
15 mai 2011
10 mai 2011
Paris a une âme
Bonjour! C'est Jocelyn! Samantha m'a permis d'écrire sur son blogue car l'école et moi-même prenons la majorité de son temps. Je vous écris donc alors qu'elle est en cours.
Je suis à Paris depuis 2 semaines et déjà j'aime cette ville. Bon d'accord, elle a des défauts. Par exemple, par moment, elle pue. Une autre exemple: il faut s'y faire tout petit, car sinon ses portes, ses cafés et ses rues nous refusent le passage.
Mais l'une des choses qui la rend si séduisante, c'est son architecture, qui est, il faut le dire, très différente de celle de Québec. En Amérique, les rues sont faites en quadrillé, dans la plupart des secteurs, et les maisons sont espacées. Les terrains sont découpés de façon carrée et calculée, et depuis 20 ans on voit de plus en plus l'apparition des quartiers plastiques (vous savez ces quartiers en entier où on ne retrouve que des duplex totalement identiques)? Eh bien depuis que j'ai vu Paris, j'ai vu qu'il manquait quelque chose à la ville de Québec.
Je ne vous dis pas quoi avant de vous avoir parlé de Paris, cependant. Wow! Paris! Quelle merveille de l'architecture. Premièrement, la ville de Paris a ses rues lancées et construites dans tous les sens, de façon on dirait aléatoire. Ses bâtiments sont vieux, leurs murs craqués, fissurés ou décalés. Les toits sont rouillés, les balcons aussi. Mais toutes les façades ont leur propre originalité; il n'y en a pas un d'identique. Les murs sont bâtis de pierre et de vieux plâtre, les balcons en fer. Il y a des reliefs et des scultures à chaque fenêtre. Les blocs appartements ont des hauteurs complètement différentes: l'un a 6 étages, lautre adjacent 8, le prochain 4, etc... Chaque coin de rue a sa fontaine, et chaque tournant sa surprise.
Il y a presque quelque chose d'organique dans la ville de Paris. Comme un arbre, on dirait qu'elle a poussé au fil des années, en s'élevant et en se tordant pour aller chercher le soleil. Comme un humain, elle porte le poids des années sur toutes les parties de son corps, et cela a laissé des traces.
Ce qu'il manque à la ville de Québec, c'est ce caractère organique. Ce qu'il manque à la ville de Québec, c'est cette Âme.
Je suis à Paris depuis 2 semaines et déjà j'aime cette ville. Bon d'accord, elle a des défauts. Par exemple, par moment, elle pue. Une autre exemple: il faut s'y faire tout petit, car sinon ses portes, ses cafés et ses rues nous refusent le passage.
Mais l'une des choses qui la rend si séduisante, c'est son architecture, qui est, il faut le dire, très différente de celle de Québec. En Amérique, les rues sont faites en quadrillé, dans la plupart des secteurs, et les maisons sont espacées. Les terrains sont découpés de façon carrée et calculée, et depuis 20 ans on voit de plus en plus l'apparition des quartiers plastiques (vous savez ces quartiers en entier où on ne retrouve que des duplex totalement identiques)? Eh bien depuis que j'ai vu Paris, j'ai vu qu'il manquait quelque chose à la ville de Québec.
Je ne vous dis pas quoi avant de vous avoir parlé de Paris, cependant. Wow! Paris! Quelle merveille de l'architecture. Premièrement, la ville de Paris a ses rues lancées et construites dans tous les sens, de façon on dirait aléatoire. Ses bâtiments sont vieux, leurs murs craqués, fissurés ou décalés. Les toits sont rouillés, les balcons aussi. Mais toutes les façades ont leur propre originalité; il n'y en a pas un d'identique. Les murs sont bâtis de pierre et de vieux plâtre, les balcons en fer. Il y a des reliefs et des scultures à chaque fenêtre. Les blocs appartements ont des hauteurs complètement différentes: l'un a 6 étages, lautre adjacent 8, le prochain 4, etc... Chaque coin de rue a sa fontaine, et chaque tournant sa surprise.
Il y a presque quelque chose d'organique dans la ville de Paris. Comme un arbre, on dirait qu'elle a poussé au fil des années, en s'élevant et en se tordant pour aller chercher le soleil. Comme un humain, elle porte le poids des années sur toutes les parties de son corps, et cela a laissé des traces.
Ce qu'il manque à la ville de Québec, c'est ce caractère organique. Ce qu'il manque à la ville de Québec, c'est cette Âme.
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