10 mai 2011

Paris a une âme

Bonjour! C'est Jocelyn! Samantha m'a permis d'écrire sur son blogue car l'école et moi-même prenons la majorité de son temps. Je vous écris donc alors qu'elle est en cours.

Je suis à Paris depuis 2 semaines et déjà j'aime cette ville. Bon d'accord, elle a des défauts. Par exemple, par moment, elle pue. Une autre exemple: il faut s'y faire tout petit, car sinon ses portes, ses cafés et ses rues nous refusent le passage.

Mais l'une des choses qui la rend si séduisante, c'est son architecture, qui est, il faut le dire, très différente de celle de Québec. En Amérique, les rues sont faites en quadrillé, dans la plupart des secteurs, et les maisons sont espacées. Les terrains sont découpés de façon carrée et calculée, et depuis 20 ans on voit de plus en plus l'apparition des quartiers plastiques (vous savez ces quartiers en entier où on ne retrouve que des duplex totalement identiques)? Eh bien depuis que j'ai vu Paris, j'ai vu qu'il manquait quelque chose à la ville de Québec.

Je ne vous dis pas quoi avant de vous avoir parlé de Paris, cependant. Wow! Paris! Quelle merveille de l'architecture. Premièrement, la ville de Paris a ses rues lancées et construites dans tous les sens, de façon on dirait aléatoire. Ses bâtiments sont vieux, leurs murs craqués, fissurés ou décalés. Les toits sont rouillés, les balcons aussi. Mais toutes les façades ont leur propre originalité; il n'y en a pas un d'identique. Les murs sont bâtis de pierre et de vieux plâtre, les balcons en fer. Il y a des reliefs et des scultures à chaque fenêtre. Les blocs appartements ont des hauteurs complètement différentes: l'un a 6 étages, lautre adjacent 8, le prochain 4, etc... Chaque coin de rue a sa fontaine, et chaque tournant sa surprise.

Il y a presque quelque chose d'organique dans la ville de Paris. Comme un arbre, on dirait qu'elle a poussé au fil des années, en s'élevant et en se tordant pour aller chercher le soleil. Comme un humain, elle porte le poids des années sur toutes les parties de son corps, et cela a laissé des traces.

Ce qu'il manque à la ville de Québec, c'est ce caractère organique. Ce qu'il manque à la ville de Québec, c'est cette Âme.

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