17 juin 2011

J'ecris sur un clavier anglais

Cela fait un bail que Jocelyn et moi-meme avons publie sur le blogue et il s'en est passe des choses!

Nous avons quittes Paris il y a un peu plus de trois semaines. Avant de partir nous avons effectues une derniere epopee "Que pourrions-nous faire aujourd'hui?", dit Jocelyn. "Trouver Jamel Debbouze?!" repondis-je. Bon bon. Je pourrais vous dire que nous l'avons trouver et vous devriez vous fiez a ma bonne parole. Mais je sais que vous etes septique chers lecteurs! C'est pourquoi nous avons filmes l'operation lors de cette journee et quand nous reviendrons a Quebec et que nous telechargerons les donnees de la camera de Jocelyn, vous pourrez constater si nous avons reussis ou echouer.

Neanmoins, nous avons quitter la France et ces merveilleuses viennoiseries pour l'Italie, pays que nous avons parcouru pendant deux semaines. Florence, Rome et la tres touristique Venise. Au programme, beaucoup de camping, beaucoup de gentilles personnes de Chicoutimi et de la delicieuse pizza. Nous avons parle italien (et oui!) et avons goute a beaucoup de chose, notamment les pates qui nous font encore revees et les dejeuners italiens qui nous ont bien decus (petits et chers). Les italiens furent tres sympathique avec nous, meme lorsqu'il fallait nous parler avec mime. Le relief italien nous a fait de bonnes cuisses et la temperature un beau teint.

Nous avons ete eblouis par les peintures, le vatican, le soleil, et Jocelyn par le prix d'une "ride" de gondole (il n'en revient toujours pas et repete sans cesse le prix dans son sommeil). Nous avons egalement rencontre d'etonnantes personnes. Entre autre, un John qui nous a suivis tout au long de notre periple.

Nous utilisons desormais courament le mot "prego" sans avoir totalement compris son contexte d'utilisation et craignons les orages de Rome comme jamais.

Prochaine destination: Normandie!

15 mai 2011

Vendredi 13

Allo, c'est Jocelyn!

Hier, vendredi 13. C'est jamais bon de faire des plans élaborés les vendredis 13. Ce serait un peu comme bâtir une tour sur un terrain marécageux. Dans ces cas-là, deux choses peuvent arriver: soit la tour penche mais elle reste debout ou bien elle s'écroule complètement. Bien hier, Samantha et moi avons faits des plans. Notre tour est restée debout, mais elle a pas mal penché.

Hier vendredi 13, on décide d'utiliser notre journée de libre pour aller voir le Château de Versailles et ces fabuleux jardins. On prévoit tout pour la journée: on se lève à 6h30, on se cuisine un lunch, on s'habille, on planifie notre trajet de train. Check! Tout est en règle, on ne manque de rien.

À 7h30, on achète nos billets de train RER en direction du Château de Versailles. On les obtiens, et on a même une belle surprise: c'est pas mal moins cher que ce que l'on pensait. Yé! On descend sur le quai, et après quelques recherches pour trouver le bon quai, on embarque dans le train et on part. Ouf! Je respire un peu mieux les fesses assis dans le wagon, et j'ai hâte de voir le château.

30 minutes après notre départ de la gare, je décide de vérifier dans combien d'arrêt on sera arrivé. Je suis comme ça de nature, je dois m'occuper de quelque chose, car je suis incapable de rester là à rien faire. Donc, je me lève, je vais regarder le trajet, je l'étudie, je me met à transpirer, je viens me rassoir à côté de Sam et je me met à rire. Elle me demande pourquoi. Je lui dis que c'est parce qu'on roule depuis une demie-heure dans le mauvais train... nous qui voulait arriver avant l'ouverture du domaine de Louis XIV! C'était à l'eau!

Samantha décide donc qu'il faut débarquer et changer de train. On débarque à l'arrêt suivant, qui est, il faut le dire, en plein milieu d'un désert industriel en bordure de Paris. Des kilomètres de terre battue avec des lignes électriques à perte de vue. Un endroit de rêves quoi!

Mais la malchance s'est arrêté là. Samantha, saisissant tout son courage, a réussi à affronter la bureaucratie française et à trouver le bon train pour finalement se rendre à destination, 1h30 plus tard que prévu!

Ça a valu le coût, tout de même. Versailles, c'est extrêmement impressionnant. Vous pouvez d'ailleurs retrouver des photos de notre visite là-bas sur ma page facebook.

voilà! Avant de partir, un conseil: pas de gros plans pour les vendredis 13!

Jocelyn

10 mai 2011

Paris a une âme

Bonjour! C'est Jocelyn! Samantha m'a permis d'écrire sur son blogue car l'école et moi-même prenons la majorité de son temps. Je vous écris donc alors qu'elle est en cours.

Je suis à Paris depuis 2 semaines et déjà j'aime cette ville. Bon d'accord, elle a des défauts. Par exemple, par moment, elle pue. Une autre exemple: il faut s'y faire tout petit, car sinon ses portes, ses cafés et ses rues nous refusent le passage.

Mais l'une des choses qui la rend si séduisante, c'est son architecture, qui est, il faut le dire, très différente de celle de Québec. En Amérique, les rues sont faites en quadrillé, dans la plupart des secteurs, et les maisons sont espacées. Les terrains sont découpés de façon carrée et calculée, et depuis 20 ans on voit de plus en plus l'apparition des quartiers plastiques (vous savez ces quartiers en entier où on ne retrouve que des duplex totalement identiques)? Eh bien depuis que j'ai vu Paris, j'ai vu qu'il manquait quelque chose à la ville de Québec.

Je ne vous dis pas quoi avant de vous avoir parlé de Paris, cependant. Wow! Paris! Quelle merveille de l'architecture. Premièrement, la ville de Paris a ses rues lancées et construites dans tous les sens, de façon on dirait aléatoire. Ses bâtiments sont vieux, leurs murs craqués, fissurés ou décalés. Les toits sont rouillés, les balcons aussi. Mais toutes les façades ont leur propre originalité; il n'y en a pas un d'identique. Les murs sont bâtis de pierre et de vieux plâtre, les balcons en fer. Il y a des reliefs et des scultures à chaque fenêtre. Les blocs appartements ont des hauteurs complètement différentes: l'un a 6 étages, lautre adjacent 8, le prochain 4, etc... Chaque coin de rue a sa fontaine, et chaque tournant sa surprise.

Il y a presque quelque chose d'organique dans la ville de Paris. Comme un arbre, on dirait qu'elle a poussé au fil des années, en s'élevant et en se tordant pour aller chercher le soleil. Comme un humain, elle porte le poids des années sur toutes les parties de son corps, et cela a laissé des traces.

Ce qu'il manque à la ville de Québec, c'est ce caractère organique. Ce qu'il manque à la ville de Québec, c'est cette Âme.

26 mars 2011

J'ai déçu un gars de la Colombie-Britannique.


Un jeune adulte, visiblement touriste, s'approche de moi et me parle avec un très fort accent anglais:

Le mec: Pardon mademoiselle! Je peux vous demandez une service? Je quit Paris demain et j'aimerais si vous peux donner une kiss sur mon joue pour moi avant que je quit. Pour avoir le meilleur souvenir de le ville. Je demande à vous parce que je vous trouve très jolie.

Sam: D'où venez-vous?

Le mec: De Canada, Colombie-Britannique.

Sam: Du Canada? Moi aussi!

Le mec: Oh... (la déception ce lit sur son visage) Sorry, je pardon. Vous n'êtes pas une french people de Paris. Je vais demander à un autre person.

Sam: Bonne chance! Have a nice trip!


Je n'ai jamais eu de chances avec les canadiens-anglais!

# 01: Louvre

Un incontournable à visiter lorsque vous êtes à Paris est le Louvre, que vous soyez amateur d'histoire de l'art ou non. Le musée est gratuit, comme pleins d'autres attractions parisiennes, pour les moins de 26 ans ressortissants de l'Espace Économique Européen. Si vous n'entrez pas dans cette catégorie, mieux vaut acheter son billet d'avance (moins cher et vous permet d'accéder plus rapidement au musée). Sinon, plus vous arrivez tôt, moins la file d'attente est longue. Je vous suggère aussi de vous apporter un petit quelque chose à manger, le restaurant du Louvre est plutôt cher pour ce qu'il offre.

Petit conseil! Lors de votre arrivée au musée n'oubliez pas de prendre un plan! Le musée est immense et les collections s'étalent sur 4 étages. Lors de ma première visite, j'ai parcouru 2 étages ½ en 4 heures (Ha oui! Ayez de bons souliers!). Si vous ne voulez pas tout voir, renseignez-vous sur les oeuvres du Louvre qui vous intéressent et les salles d'expositions où elles se trouvent, vous sauverez du temps ainsi. La visite complète, longue par moment, vaut tout de même le détour!

Le Louvre n'impressionne pas uniquement à l'intérieur de ses murs. Si vous avez le temps, promenez vous à l'extérieur et admirez l'architecture impressionnante du plus grand musée de Paris qui est aussi l'ancien palais royal. Vous pouvez aller vous chercher une crêpe sur la rue Rivoli, près de la fameuse Comédie Française, et casser la croûte dans le jardin des Tuileries, situé au bout du musée, de là vous pourrez admirer soit la Tour Eiffel, l'Arc de Triomphe, la Conciergerie ou le Musée d'Orsay.

Top 5 des oeuvres du Louvre:

1- La victoire de Samothrace (à couper le souffle)
2- La salle de sculptures grecques du rez-de-chaussé
3- La figurine de l'hippopotame bleu égyptien (d'un bleu incroyable!)
4- La Joconde (un classique, étonnamment petite)
5- Les appartements de Napoléons III (impressionnants...)

Aussi à voir:

- La liberté guidant le peuple
- Le radeau de la méduse
- Les noces de Cana
- La Vénus de Milo
- Le Code de Hammurabi
- La couronne du roi Louis XIV
- La grande pyramide

14 mars 2011

Beau moment

Dans un parc, devant une statue grecque représentant un homme nu, les mains lui couvrant le visage, un petit garçon et sa maman...

Petit garçon: Maman, pourquoi le monsieur pleure? C'est parce qu'il a un petit zizi?

12 mars 2011

Top 5 : pâtisserie!

1- La chouquette est le pendant français de la "roue de tracteur" québécoise mais sous forme de chou et ultra pas cher.

2- La galette des rois traditionnelle, mais attention! La meilleure recette est celle de la mère de mon amie Laureen. J'en rêve depuis que j'y ai goûté!

3- Si vous allez à New-York vous constaterez qu'il y a des stands à hot-dog à presque tous les coins de rues. Les Français ont également leur propre truc. Partout où vous allez il y a des stands à crêpes où ont fait, devant vos yeux, la crêpe de votre choix (2 à 5 euros selon le type de crêpe que vous voulez). Vous avez le choix entre les sucrées et les salées, on y sert aussi des gaufres, des bonbons, des breuvages et pleins d'autres choses que je n'ai pas encore essayées. J'avais déjà mangé des crêpes auparavant (tout de même!), mais les crêpes ici sont tout simplement exquises!

4- Le flan. Nature ou au chocolat, simplement exquis! Très bon dans la "yeule"!

5- Les éclairs au chocolat. Ça ne se décrit pas. Il faut y goûter. Fantastique.

Top 5 : Nourriture

On ne peut pas le nier, la nourriture ici est EXCELLENTE! Les restaurants sont chers, les terrasses également, mais vous trouverez ce qu'il faut pour recréer les plats traditionnels français dans les petits marché à prix moindre. Voici, jusqu'à maintenant, mes coups de coeur culinaires:

1- Les pâtisseries! Les boulangeries offrent une très grande variété de pâtisserie de tout genre, et vous les aurez toujours frais du jour!

2- Le fromage... Oh my god! Encore là, il y a des fromageries sur chaque rue. Le choix est immense et vous pouvez goûter avant d'acheter. Jusqu'à maintenant je décerne une étoile au Compté ainsi qu'au Saint-Marcellin.

3- Le pain est un classique. Pour 90 centimes vous avez une baguette complète et pour 45 centimes une demi-baguette fraîche du jour. Les boulangeries en font tous les matins, les midis et juste avant l'heure du dîner. C'est dans leur culture, à chaque heure de repas les Parisiens vont chercher leur pain frais. Attention, vous ne pouvez pas la conserver jusqu'au lendemain, le pain devient sec rapidement, mais quand il sort tout juste du four il est succulent!

4- Le vin. Beaucoup de choix. Pas cher. Bon.

5- Le café est cher, mais excellent! Encore une fois il y a de la variété, de plus vous pouvez le déguster sous le soleil sur une terrasse. Le concept des cafés-terrasses, il manque ça au Québec...

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Lexique franco-québécois

Bien que nous parlons la même langue, les mots utilisés ne sont pas les même, les expressions également. Voici un petit lexique de base à employer lorsque vous irez en France. Bien entendu, je rajouterai mots et expressions de temps à autres…

Québécois, voici quelques mots de base à enrayer de votre vocabulaire : Ouin, ben, fait que, crime (pas dans le sens du meurtre), ok (avec la prononciation du « k »seulement), les expressions du terroir et bien évidement les sacres. Ha! Et si vous voulez vraiment rire un bon coup, demandez-leur de parler en anglais!


Français --> Québécois

Nana : femme, fille

Mec, type : homme, gars

Crad : sale

Débouler : être refuser

Clodo ou SDF : itinérant

Du coup : Fait que, donc (ex : Il faisait froid du coup j’ai mis mon manteau à Il faisait froid fait que j’ai mis mon manteau)

Mise en jambe : échauffement, entrée en matière

Émarger : toucher

Bled : petit village, patelin, chez-moi.

Kiffer : aimer

Coller un pain : frapper, coup de poing.

Pain au chocolat : Chocolatine

Bordel : Câlisse

Merde : Christ!

Putain : Tabarnack!

Shopping : magasiner

Parking : stationnement (ce mot leur est complètement inconnu)

Druguerie : dépanneur

Supermarché : épicerie

Moult: beaucoup

** les mots suivants sont à ne pas utiliser

Hot : Ce mot ne se prend pas au sens cool, super ou génial. Si vous l’employez, on le saisira dans le sens chaud comme quelqu’un de très attirant sexuellement. La phrase « Le dernier spectacle était tellement hot » prends tout un nouveau sens.

Tantôt : Québécois, oublier ce mot. Personne ne le dit. Employer plutôt tout à l’heure ou bientôt.

Tannant : utiliser un autre mot selon le contexte…

Allo : On croira que vous êtes anglophone (Hello) et on vous parlera uniquement en anglais, allez-y plutôt avec un bonjour et vous pouvez, avec quelqu’un de très familier, dire salut.

5 mars 2011

Le nom des choses.

La ville de Paris a, sans contredit, le chic pour baptisé ses rues. Des noms de rues… emprunts de poésie et de noblesse! Il est classe de dire que vous habitez sur la rue mignon, de l’arc-en-ciel, de la lune, du chant de l’alouette, de la goutte d’or, de chantilly, sur la ruelle du soleil d’or ou sur le passage du désir. Certaines rues sont baptisées selon des grands hommes: Bonaparte, Molière, Edison, Victor Hugo, Léonard de Vinci, Galilée, Jeanne d’Arc… ça en il y en plein croyez-moi! Il y a des rues plus coquette comme la rue mademoiselle, pirouette et d’autre plus noble comme la rue monsieur le prince.

En marchant dans Paris on se rend compte qu’à un moment, certainement, l’inspiration leur a manqué: de la chaise, du four, du gros-cailloux, du plâtre, des boulets, du bac, des degrés, des immeubles-industriels… Après avoir nommé ce qu'il y avait dans les rues ils y sont allés avec des thématiques: rue des trois portes, trois frères, quatre fils, deux-ponts, passage des deux-sœurs, deux-gares, trois-couronnes… ils se sont mis à nommer tout simplement ce qui se trouvait sur l’artère en question. Probablement à l’époque où compter était à la mode. Paris est très ouverte aux autres cultures, la preuve c’est qu’ils ont leurs propres rues eux aussi: Copenhague, Buenos-Aires, Place du Canada, Place du Québec, de Lisbonne, de Madrid, de Moscou, Washington, des italiens, etc.

Puis, c’est devenu plus grave. Qui, honnêtement, aimerait habiter sur la rue Yvonne le Tac (c’est qui elle?), Juliette-Dodue, Eugène Sue, Léon Bollé, des Orteaux, Morveau, Pierre 1er de Serbie, croulebarbe, de l’arbre-sec, des deux-boules, des colonnes, des filles-du-calvaire, du fouarre, des puits-de-l’Ermite, gluck ou encore de la bonne-graine?

Personnellement j’ai eu un coup de cœur pour la rue du dragon et des gobelins.

25 février 2011

Bouche

En me promenant cette semaine je tentais de répondre à une question posée par une copine cette semaine «Qu’est-ce qui distingue les québécois des français? ».

Bon, sur le coup, avec la dite copine on a débattue langue, culture et politique mais il y avait une grande distinction qui me manquait et je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus. Physiquement, qu’est-ce qui nous distingue? Parce que, soyons honnête, il n'est pas nécessaire d’entendre leur accent pour les reconnaître! Physiquement il y a une différence (je n'entrerai pas dans le code vestimentaire, je me réserve un article juste sur ça) et je crois que j’ai trouvé.

La bouche.

Les français, quand on y porte attention, donne l’impression d’avoir une bouche faite de satin ou recouverte 2000 carats. Ils ont de jolies lèvres, bien dessinées, qui remuent très peu quand ils parlent comme s’ils avaient peur de les froisser. Peu importe la forme et la taille de la bouche, elle a l’air délicate. Quand ils marchent, ils donnent l’impression d’avoir un objet précieux en équilibre sur leur lèvre supérieur. Vous savez, lorsqu’on est jeune et qu’on assiste à nos premières fêtes d’enfants il y a toujours ce jeu fameux où on doit transporter un œuf dans une cuillère entre nos dents… ça me fait cette impression. Bref, ce sont leur bouche qui les mène. Leur mâchoire, par le fait même, est toujours un peu tendue.

Je pourrais aussi y aller d’un esprit plus analytique et dire que s’ils sont menés par leur bouche, figure centrale du visage, c’est seulement pour mieux s’afficher. « La France, notre pays » (cette phrase je l’entends trop souvent). Ha! ces français nombrilistes! Heureusement qu’ils étaient là lors de la construction de ce monde qui s’est bâtit autour d’eux, de leur personne. Depuis jadis naguère (oui oui, je viens d’écrire ça!), leur bouche s’emploie à discuter et théoriser les divers sujets qui ont construit la France, leur pays, et le reste de l’Europe. Tandis que nous, québécois, nous servons de nos babines depuis tout juste 400 ans pour proclamer un joual, des dires incompréhensibles de Gauvreau, ingérer des oreilles de porcs, se délecter de bière, rire grassement, « frencher », employer à de mauvaises fins des termes religieux et nous les collons chaque printemps avec du nectar d’érable! Une grande œuvre québécoise du renommé band « Rock et Belle Oreilles » explique même l’importance que nous tenons à notre orifice buccale. Très rudimentaire comme emploi.

Bon. Je généralise un peu! Les français n’ont pas tous cette attitude pédante et cliché. N’empêche que j’ai rencontré plusieurs spécimens qui me font, malheureusement dans ces cas, rappeler que les stéréotypes existent.

Je veux rencontrer du monde ! Deuxième essai!

Cette semaine j’ai commencé à me faire des copains et en parlant avec eux j’ai tenté de savoir quels étaient les endroits « cool » où les jeunes se rassemblent question de savoir où aller pour rencontrer du peuple! Échec.

Il n’y a pas de bar ou de pub à l’université. En fait, les étudiants sortent peu. Il n’y a pas que l’immobilier qui est cher à Paris, sortir aussi. Quand les étudiants « sortent en ville » c’est chez l’un ou chez l’autre, très peu dans les bars. En fait il y a peu de bars. Les gens se retrouvent sur les terrasses des bistrots (très populaires) ou les petits cafés qui restent ouvert très tard et partagent du vin, des assiettes de fromage ou de charcuterie selon la place. Quelqu’un m’a dit que les bars à Paris avaient été mis en place pour les touristes, comme les Subway. Bien sûr il y a quelques grosses boîtes et des énormes discothèques mais encore là, il faut en avoir les moyens. Jusqu’à présent, le meilleur deal que j’ai trouvé était un verre de bière de 25 cl pour 2 euros. Normalement, le 50 cl se vend au minimum 5,50 euros (au taux d’aujourd’hui cela fait 7,42319 $ canadien… on est loin des verres à 1$ à la brasserie!).

La bière est plutôt chère, heureusement le vin ne l’est pas. Je me reprends avec des bonnes bouteilles à 3 euros en vente près de chez moi.

Je veux rencontrer du monde!

Cette semaine je me demandais si l’UFR (la faculté) de théâtre avait un local dans l’université où les étudiants allaient traîner entre les cours (à Laval, et dans la plupart des autres universités il me semble, chaque programme ou département possède un local étudiant). Et bien non. Paraît que c’est un concept québécois. Les étudiants ne demeurent pas à l’université après les cours pour prendre un café ou parler entre amis. Non. Ils viennent que pour l’heure des cours et repartent aussitôt (à moins qu’ils aient besoin de passer à la bibliothèque). La plupart habitent à l’extérieur de Paris, où les logements sont moins coûteux, et doivent voyager une heure parfois même plus en métro ou en RER pour rentrer chez eux. Dès que leurs cours sont finis ils prennent leur clic et leur clac et déguerpissent assez rapidement. Il y a beaucoup d’étudiant étrangers, les gens se connaissent un peu mais leurs vrais cercle d’amis sont à l’extérieur du cadre universitaire. Ils ont leurs amis ET les gens avec qui ils étudient. Un autre truc bien différent!

« (Éclats de rire) L’université, ce n’est pas le bon endroit pour rencontrer du monde! » - Une copine.

21 février 2011

Bilan de la première semaine de cours

Cette semaine était ma première semaine de cours à l'université de la Sorbonne-Nouvelle Paris III. Bon, les étudiants parmi vous se disent "Ho! Ils débutent les cours tard". En effet. J'ai su pourquoi! Pendant la période des fêtes, l'université a amorcée un processus de dé-amiantisation de la bâtisse qui a été un peu plus longue que prévue. Les cours viennent donc juste de commencer et nous n'aurons pas de mi-session (oh, pardon! je dois m'habituer à dire le mot semestre) euh... mi-semestre à la fin février, cela ira donc à la fin avril.

L'université est également en période de "réorganisation administrative" si je puis dire ainsi. Tous les départements et facultés sont en processus de changement de locaux et on en profite en même temps pour changer certaines règles, notamment en ce qui concerne les examens. Évidement, les étudiants ne sont au courant de rien. Anecdote! Ils n'ont même pas, pour la plupart, reçus leurs résultats scolaires du semestre dernier. Ils ont se sont donc inscris au semestre d'hiver sans savoir s'ils avaient réussis les cours de l'automne. Ouin, moyen.

Cette université est réputée pour la qualité de ses cours théorique, je m'attendais donc à avoir des cours magistraux lourds en informations et forts en bourrage de crâne. Mais non! Cela ne s'annonce pas partis pour cela. Je suis tombée sur des chargés de cours hyper "chill" qui se sont dis "l'université est en plein changement, c'est le bordel partout alors suivons les nouvelles règles, soyons souples, prenons ça relax, de toute façon vous allez tellement vous prendre la tête avec la bureaucratie après!". Contrairement à d'autres professeurs qui sont là depuis des années et qui eux se disent "C'est pas vrai qu'ils vont me demander de modifier mon cours cette année pour leur faire plaisir!" et les élèves dans ses cours se retrouvent avec des tonnes de travaux. J'ai une prof qui croit que Team America est un film sur l'Art de la marionnette, une qui ne fait pas de plan de cours, et même un qui ne s'est pas pointé en classe. J'ai donc une session qui s'annonce avec un programme plutôt allégé: peu de devoirs, peu de lectures, quelques examen finaux que je vais faire avant la période d'examens (je finirai plus tôt, génial!). Je ne m'en plaindrai pas.

20 février 2011

Gare aux touristes

Cette semaine, devant le musée du Louvre, je me suis laissée attendrir par une fausse sourde et muette qui voulait de l'argent pour des supposés appareils pour malentendante. Alors que je cherchais de la monnaie, elle m'a volée un billet de 20 et s'est sauvée à la course en me faisant des grimaces.

Je suis restée bouche-bée.

J'ai moins d'empathie pour ceux qui me demande de signer des pétitions maintenant...

Analyse sociologique: Les vieux.

À Paris, il existe trois types de vieux.

Échantillon #1: Les petits hommes aux cheveux poivre et sel qui chantonnent dans la rue. Vous les voyez et vous vous dites: « Me semble que j’aimerais bien que ce monsieur soit mon oncle!» Ils sont joviaux, s’habillent simplement, ont une bonne bouille et si vous êtes perdue ils vous aident avec plaisir en vous indiquant souvent la mauvaise direction mais sont tout de même pleins de bonne volonté! Ils vont plaisanter avec vous, vous accueillir en disant quelque chose du genre «Une canadieeeeeene!!!». Je les aime bien.

Échantillon #2: Il y a les grands hommes sérieux, souvent chauves, qui arborent une moustache et qui semblent respirer la noblesse. Ils portent des longs manteaux, vous vous dites qu’ils doivent certainement avoir un monocle dans leur poche intérieure. Mal pris, vous leur demander le chemin et ceux-ci, en entendant votre accent, vont sourire légèrement et vous répondre sèchement. Bref et efficace.

Échantillon #3: Les hommes de taillent moyenne snobinards. On les reconnait très facilement. Je n’ai aucune idée de ce à quoi ressemblent leurs cheveux. Ces hommes se promènent avec des gros chapeaux de poils ou hauts de forme, portent de grosses lunettes fumées, des gants de cuirs et des manteaux chauds hyper chauds, qu’il fasse -4°c ou 20°c. Ils sont accompagnés d’un cabot ou d’une canne et si vous essayer de les aborder pour leur demander votre chemin ils vont presser le pas et vous ignorer.


Bref, si jamais vous êtes perdu, demandez tout d'abord à un membre de l'échantillon #2 question de ne pas perdre de temps, car si vous demandez à un #1 vous serez certainement obligé de vous référer après a un #2...

Désillusion

Voilà trois semaines que je suis là et je cherche toujours pourquoi a-t-on décerné à cette ville le titre de ville de l’Amour. Pas que je cherche l’amour personnellement, je crois bien l’avoir trouvé, je cherche plutôt les lieux propices à la romance, les beaux paysages et tout le tralala qu’on voit à la télévision et au cinéma! Mais où sont-ils? Je ne vois pas beaucoup d’amoureux s’enlaçant dans les rues, les yeux pleins de passion et de promesses. Une fois, j’ai surpris sous un pont un couple d’adolescent qui fricotait en cachette, des frites McDo dans les poches de jeans. Sans aucuns doutes les plus passionnés que j’ai pu rencontrer. Ok, la tour Eiffel peut représenter un membre phallique, l’Arche de Triomphe un énorme vagin… mais encore!

Comme je ne trouvais pas par moi-même je me suis rabattue à demander aux gens. Pourquoi selon vous Paris est-elle la ville de l’Amour? L’architecture et les bâtiments anciens, les musées, les p’tits cafés. Voilà ce qu’on me répond. Certes, auparavant les bâtiments anciens devaient être un attrait des plus romantiques, ces vieux bâtiments de pierres qui évoquent les châteaux du Moyen-Âge et les princesses… Oui, cette époque de guerres et de croisades qui fut ravagée par de nombreuses épidémies, maladies infectieuses et pestes, causant la mort de tants de jeunes et plus vieilles personnes. Ce temps où on ne se brossait pas les dents et où les dames ne connaissaient pas Nair et Veet. Merci à la commercialisation de rendre cette époque si belle et glorieuse dans le cœur des gens. Néanmoins, les toitures de ces beaux bâtiments sont aujourd’hui recouvertes, pour la plupart, d’énormes toiles grises qui empêchent les passants d’être écrasés par des morceaux de pierres ou de cuivre qui commencent à se détacher. Bon. Ça brise UN PEU la beauté de l’architecture!

Les musées? J’en ai visité quelques-uns déjà. Je ne suis pas tombé en amour avec un gardien. J’ai eu un coup de cœur pour une toile, un superbe Van Gogh. Je suis tombé en amour avec ce tableau dix secondes, jusqu’à ce qu’un gardien entre dans la salle et hurle l’interdiction de prendre des photos à tue-tête dans la salle, puis dans les haut-parleurs une dame à passé un message en douze langues que des pickpockets circulaient dans le musée. Ça « turn-off » pas rien qu’un peu!

Quand je suis allée dans un petit café, le serveur qui m’a accueillit m’a lancé: «Hé ma belle! Tu viens prendre un café en tête à tête avec moi?» Je l’ai gentiment repoussé puis il s’est tourné vers son collègue et lui a raconté une histoire à propos d’une fille qui lui a mangé le scrotum, et ce de façon plutôt vulgaire (il s’est d’ailleurs excusé auprès de moi pour cela). Ne cherchez pas l’amour dans les cafés, c’est peine perdue.

Je me suis donc dit que peut-être j’avais mal regardé. Le suis retourné me promener le jour de la Saint-Valentin (pour mettre toute les chances de mon côté) en essayant de prêter attention aux signes et en essayant d’oublier les gros sacs à poubelle sur les toits. Malheureusement, je n’ai rien trouvé qui pouvait inspirer une quelconque passion. Les gens dans la rue marchent rapidement, le regard droit et haut, se bousculent sans arrêt, il y a des itinérants couchés dans toute les rues et ces coins ne sentent vraiment pas bons, qui plus est ceux-ci s’adressent toujours à moi en anglais (je dois vraiment avoir l’air touriste). Quand on marche il faut impérativement regarder où on met les pieds si on ne veut pas marcher sur un pigeon ou une bouse animale (d’ailleurs, il y en a partout!).

Me voilà résignée à chercher sur Google pourquoi l’attribution de ce titre. Je trouve un lien me rapportant l’histoire d’une fontaine, lieux de tous les rendez-vous amoureux. Je m’y suis rendue, il y avait des graffitis au sol « Libération de la Palestine! ». Finalement, c’est peut-être juste un coup de pub cette histoire d’amour.

15 février 2011

Les pigeons

La pigeons méritent définitivement que je leur accorde une attention dans ce blog. Ils sont partout, petits, gros et nuisent à la circulation piétonnière. À chaque fois (non, plutôt à chaque pas) que j'en rencontre un, une image de petite madame bourrue en forme de quille me vient à l'esprit. J'ai un ami, présentement en voyage en Angleterre, qui a fait un texte sur eux et je ne crois pas que je pourrais mieux les décrire.

10 février 2011

Parce que des fois je suis influençable quand il s’agit d’une bonne idée; parce que je suis seule et que même si ça me plaît, par moment je trouve ça long; parce que je risque d’oublier tout ce que je vais faire; parce que les péripéties ça me connais; parce que depuis que je suis partie ça fais au moins cinq fois que je me dis « Ha… si j’avais un blog pour raconter tout ça… ».

Pour toute ces raisons, moi aussi je fais un blog de voyage, bon!